L'anti domaine comporte des écrivains qui existent. Ils peuvent être absents et impersonnels. Les paiens utilisent des pronoms, des synonymes et des entourloupes. Ils cultivent l'anti domaine avec effervessence, abruptes d'organisation et soucieux de la forme des verbes.
L'on a cherché à structurer l'intérieur de la Chapelle, façonnant un système hiérarchique ou l'on va du plus important vers le reste. Le paien entrant dans une nouvelle église se doit de se sentir perdu et appeuré. Il bute sur les non dits et se heurte. Alors qu'un fidèle n'a que le choix d'une virgule pour fixer le cadre d'une phrase par une proposition au sein de son travail de copiste évangélique, le paien, lui, n'hésites pas à disposer de ses césures.
Le premier disciple possède le don de vue. Il est capable de voir, là ou l'homme ordinaire est aveugle; les agents se pressent devant ses yeux comme des animaux affolés et anxieux. Ils quemandent les précheurs de second ordre et s'en remettent au premier disciple. Il énonce: -Il n'y a que le chemin qui compte; la conclusion importe peu-.
Il y a leur volition qui les poussent sans qu'ils s'en rendent compte vers la découverte de leur propre chemin. Une intuition les traverse: on ne peut rien voir sur le chemin; il faut tout lire dans les yeux de ceux qui le parcourent. Les fidèles se pressent au centre de la Chapelle, impatient de s'entendre précher d'un accord commun. A eux tous, ils donnent un sens nouveau à leur plasmodie. Ils partagent en quatre les autres paumés de la Chapelle. Ils s'entrainent à des jeux inutiles.